Immobilier balnéaire : un été sous pression avec quelques éclaircies

Cet été, le marché immobilier des stations balnéaires change de climat. Si certaines zones passent à la baisse, les destinations les plus prisées continuent de résister.

La nouvelle carte des Notaires de France dresse un état des lieux des prix immobiliers sur le littoral, à juillet 2026. Elle met en évidence une évolution contrastée entre les territoires.

D’un côté, une tendance générale à la baisse. De l’autre, des marchés premium qui restent solides.

Résultat : un marché à deux vitesses.

Décryptage en mode météo avec Hélène-Claire Duplat, Directrice Générale Quadral Expertise

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Un marché globalement en phase de refroidissement

La majorité des stations balnéaires enregistrent une baisse des prix sur un an, en particulier sur les appartements anciens.

Plusieurs villes illustrent cette tendance :

  • La Rochelle : -6,1 %
  • Royan : -6,3 %
  • Pornic : -6,0 %
  • Biarritz : -4,5 %
  • Andernos-les-Bains : -5,5 %

Cette évolution s’inscrit dans un contexte connu : la hausse des taux d’intérêt depuis 2023 ralentit mécaniquement la demande.

À retenir : il s’agit davantage d’un ajustement du marché que d’un retournement brutal.

 

Méditerranée : des éclaircies persistantes

Sur le littoral méditerranéen, la météo est plus clémente. Certaines stations continuent même d’afficher des hausses :

  • Antibes : +2,9 % (5 110 €/m²)
  • Menton : +2,1 % (4 860 €/m²)
  • Bastia : +0,7 % (2 790 €/m²)
  • Canet-en-Roussillon : +3,2 % (3 650 €/m²)

Ces territoires bénéficient d’une attractivité constante, portée notamment par la demande en résidences secondaires.

 

Les zones sous haute pression

Certaines stations restent en “canicule immobilière”. Les prix y demeurent élevés, malgré le contexte.

Appartements anciens (top 5)

  1. Le Touquet : 8 440 €/m²
  2. Biarritz : 7 360 €/m²
  3. La Baule : 6 570 €/m²
  4. Cabourg : 5 170 €/m²
  5. Antibes : 5 110 €/m²

Maisons anciennes (top 5)

  1. Le Touquet : 1 086 500 €
  2. Antibes : 722 500 €
  3. Saint-Raphaël : 680 600 €
  4. La Baule : 640 000 €
  5. La Ciotat : 592 300 €

Ces marchés premium conservent leur attractivité, notamment grâce à la rareté de l’offre et à une clientèle solvable.

 

Un marché à deux vitesses

Les données confirment une segmentation nette :

  • Les stations premium maintiennent des prix élevés
  • Les stations intermédiaires subissent davantage la baisse du pouvoir d’achat
  • Les maisons résistent mieux que les appartements
  • Les corrections restent modérées, entre -3 % et -6 %

 

Conclusion

Après plusieurs années de hausse continue, le marché balnéaire entre dans une phase de normalisation.

Mais attention : les emplacements les plus recherchés restent solides. Et les maisons individuelles continuent d’attirer.

En résumé : la météo se rafraîchit, mais le soleil reste bien présent sur les meilleurs spots.

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